Calgary Herald

The Hartford Courant

Fleetwood, schmeetwood. Au moment du retour des 70’, faisons l’éloge du groupe de rock favori d’Homer Simpson’s. « Les sauvages et dépouillés textes de Mark Farner ! » vanta Homer dans l’émission ‘Les Simpson’s’. « La basse de Mel Schacher qui vous remue jusqu’à l’os ! Le travail compétent de Don Brewer ! ».

Mesdames et Messieurs, Grand Funk Railroad ! Même Brewer qui doit être la personne la plus éloignée d’une star de dessin animé, semble enthousiasmé du compliment. « Je pense que c’était grand » dit-il au téléphone depuis sa maison de Fort Lauderdale en floride. « Qui mieux qu’Homer Simpson’s pourrait représenter un fan de Grand Funk ? ». Au cours d’une tournée Brewer dit qu’il lui semblait que tous les fans de Grand Funk avaient l’âge de Bart Simpson’s. « C’est comme une réunion de classe » ajouta-t-il.

L’un des plus grand et plus populaire trio de pré-métal, Grand Funk Railroad n’a pas joué en trio sans interruption durant plus de 20 ans. Durant les arrêts, Farner a gardé les morceaux vivants à travers ses tournées en solo après avoir œuvrer dans la musique catholique. Brewer a joué avec le ‘Bob Seeger Silver Bullet’, avant de partir pour la Floride. Schacher laissa tomber la musique un moment, se lançant dans la restauration de voitures et l’immobilier. La réunion de Grand Funk avait déjà été tentée

« Ce n’était pas le bon moment » dit Brewer «  Mais actuellement avec la résurgence des 70’, les jeunes qui n’ont jamais eu la chance d’entendre sur scène ‘I’m Your Captain’ pourront venir. Et puis bien sûr les gens de notre âge qui revivent leur jeunesse et veulent entendre notre musique encore ».

L’idée d’un come-back a été mise en avant par le promoteur David Fishop, qui a flashé sur la réaction de Farner lorsque celui joua les classiques de Grand Funk durant une tournée avec ‘Ringo Star and the All-Star Band’. C’est également à Fishop que revient l’idée d’un come-back à caractère humanitaire : ‘Bosnia’ sur disques Capitol. Contrairement aux autres projets de retrouvailles, il n’y a pas eu de nouvelles chansons, mais il n‘y a pas de pénurie de hits :
‘Heartbreaker’, ‘The Locomotion’, ‘Some Kind of Wonderfull’.

Grand Funk a commencé comme les restes d’un groupe de Détroit : Terry Knight and The Pack, qui eu un petit succès national avec : ‘I (who have nothing) en 1966. C’est le chanteur de ce groupe, Terry Knight qui devint le manager du nouveau trio révélé en ouverture du festival pop d’Atlanta en juillet 1969. « On est arrivé et on les a transcendé » rappelle Brewer « Mais nous étions choqués aussi. Avant ça, personne n ‘écoutait le groupe ou pensait qu’on nous écouterait encore. Et grâce à la réaction du public, nous avons été invité à joué le samedi et le dimanche ».
L’entretien souligne ce point : ‘Connu pour son énergie, ses concerts puissants, Grand Funk a raflé à peu près une demi-douzaine de disques de platine en seulement 2 ans, devenant ainsi le groupe vendant le plus de disques aux USA en 1970. En 1971, le groupe à rempli le Shea- Stadium de New York pour 2 concerts en seulement 3 jours, battant ainsi le précédant record des Beatles.

Et surtout, Grand Funk avait le son le plus fort de la nouvelle vague Hard-rock. « Terry Knight mettait tous les boutons à fond sur la table de mixage, se souciant peu de quel système de sono il avait entre les mains » se souvient Brewer. « Personne n’avait jamais entendu ça auparavant. Il s’en foutait de tout casser. Il voulait que se soit fort. « L’audience aimait ça » ajouta Brewer.

« Nous étions le groupe grunge de l’époque. Nous jouions avec énergie, la communicant au public, et ça c’était une nouveauté. »
Après une séparation houleuse d’avec Terry Knight , le groupe était en perte de vitesse. Leur retour se fit avec la production la plus pop de Tod Rundgren incluant les plus gros succès de GFR : ‘We’re an American Band’ et ‘Shinin’On’. « Mais les temps changèrent. Le Disco faisant surface, on a essayé de s’adapter. » constate Brewer.  « Mais ça ne fonctionnait ni pour nous, ni pour les fans de Grand Funk d’ailleurs. Alors on s’est dit qu’il était peu être temps de faire un break. » Brewer est content que le retour de Grand Funk se fasse à un haut niveau. « Ca me semble très bon et naturel d’être ici. On n’a pas à jouer dans les bars ou les petits endroits. »

Distribué par le ‘Los Angeles Times – Washington Post News Service
CP 1107ES 31-10

FLINT
FARNER